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Mis à jour le 25 Fév 2026

Bien choisir son AMO tourisme pour un cahier des charges de site internet

Choisir son AMO pour son site internet tourisme, c’est choisir une méthode et une neutralité irréprochables. Nos conseils, modèles de cahiers et nos adresses.

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Pourquoi une Assistance à Maîtrise d’Ouvrage pour son site internet est-elle souvent bien utile ?

Un site web de destination n’est plus seulement une simple vitrine. Il doit inspirer, rassurer, orienter, convertir, et s’intégrer à un écosystème complexe. Vous le savez, les SIT et leur flux de données, la cartographie, les itinéraires, agendas, billetterie, la réservation, l’accessibilité, la performance, le RGPD…. sont des sujets techniques et juridiques renouvelables sans cesse !
Dans ce contexte, faire appel à une AMO tourisme peut sécuriser le projet… à condition de choisir la bonne ! De notre côté, nous avons choisi d’arrêter cette prestation après plus de 15 ans.

Voici donc les compétences clés, les questions à poser, et une checklist pour sélectionner une AMO pertinente pour un cahier des charges de site internet touristique.

Ah oui ! Et puis quelques adresses en prime 😉

AMO site internet tourisme

Qu’est-ce qu’une AMO tourisme pour un site de destination ?

Une AMO tourisme accompagne la maîtrise d’ouvrage (OT, ADT, CRT, collectivité, SPL, etc.) pour :

  • Clarifier les objectifs et les usages (inspiration, préparation, “sur place”, post-séjour)
  • Recueillir et prioriser les besoins
  • Structurer le cahier des charges (fonctionnel, technique, data/SIT, contenus)
  • Définir les critères d’analyse et aider à comparer les offres
  • Piloter ou sécuriser le projet (gouvernance, planning, risques, recette, réversibilité)

L’AMO n’est ni un prestataire qui vend une solution, ni un simple rédacteur. Sa valeur : la méthode, la neutralité et la capacité à traduire le tourisme en exigences web et data.

Pourquoi le choix de l’AMO est déterminant.

Un cahier des charges mal rédigé peut vous conduire à :

  • un site difficile à administrer,
  • une intégration SIT fragile,
  • des performances médiocres,
  • des coûts récurrents sous-estimés,
  • une dépendance technique (verrouillages du fournisseur),
  • une UX peu adaptée au parcours visiteur, etc.

À l’inverse, une bonne AMO permet de :

  • réduire les risques (techniques, juridiques, organisationnels),
  • comparer objectivement les offres,
  • tenir le cap (objectifs, KPI, gouvernance),
  • améliorer la qualité du service rendu aux visiteurs et aux socio-pros.
  • vendre plus et mieux !
Ce que l’on entend hélas parfois en formation : « L’AMO n’a pas su nous aider sur tous les sujets. » ou pire encore  » L’AMO nous a orienté vers un fournisseur qu’il aime bien. « … Révélateur, non ?

Les compétences clés d’une AMO tourisme, indispensables

1) Neutralité et déontologie (le socle)

Une AMO crédible doit pouvoir démontrer :

  • l’absence de conflit d’intérêts (ou une transparence totale)
  • une capacité à ne pas “ pré-écrire ” le gagnant
  • une méthode de décision reproductible et documentée

À vérifier : les liens  » capitalistiques  » (pas facile à trouver) ou les recommandations systématiques d’un même fournisseur. C’est le plus courant. Il suffit pour cela de regarder les dernières références de l’AMO et le nom du fournisseur dans les mentions légales du site réalisé. C’est édifiant parfois.

2) Compréhension du tourisme et des enjeux “destination”

Une AMO tourisme doit maîtriser :

  • la diversité des cibles (familles, itinérance, MICE, outdoor, patrimonial…)
  • la saisonnalité et les temps forts
  • les contraintes d’animation de réseau (prestataires, labels, communes)
  • les objectifs concrets : inspiration + info utile + orientation + conversion

3) Expertise SIT / Data touristique (APIs, flux, qualité)

Le point souvent sous-estimé : le site web dépend de la qualité des données.
Une AMO tourisme doit savoir :

  • cadrer l’intégration d’un SIT ( APIDAE, Tourinsoft / Décibelles Data, LEI)
  • définir les règles de synchronisation, filtrage, enrichissement, dédoublonnage…
  • préciser les exigences : API, formats, fréquence de mise à jour, gouvernance, multi-diffusion…

Objectif : éviter un “ site joli ” alimenté par une donnée pauvre ou incohérente.

4) Compétences web techniques

Sans être développeur, une AMO doit comprendre :

  • CMS / architecture / hébergement
  • sécurité, sauvegardes, logs
  • performance (Core Web Vitals), sobriété, cache, CDN
  • accessibilité (RGAA) responsive, compatibilité,
  • réversibilité et portabilité (données, contenus, code, documentation
  • RGESN ! Une des références pour l’éco-conception web 

Le bon signal : l’AMO parle de TCO et non pas seulement du coût de création (=Total Cost of Ownership, c’est à dire le coût total sur 3 à 5 ans, formation comprise).

5) UX, contenus et SEO : la conversion d’abord

Une AMO efficace devra savoir traduire vos objectifs en :

  • arborescence et navigation par besoins (quoi faire / où dormir / idées / agenda, etc)
  • parcours orientés mobile (et oublie le soi-disant  » mobile first  » parfois !!)
  • stratégie éditoriale (guides, pages thématiques, hubs)
  • règles de rédaction, gabarits, gouvernance de contribution
  • SEO : maillage interne données structurées (schema.org), pages localisées, performance

6) Pilotage de projet et conduite du changement

Le risque n°1 côté destinations, c’est la gouvernance. Une AMO doit donc :

  • organiser les ateliers, arbitrages et validations,
  • structurer une feuille de route réaliste
  • préparer la recette (tests, critères d’acceptation)
  • accompagner l’appropriation, vérifier la formation et la documentation
  • gérer les risques et dépendances (SIT, carto, agenda, outils tiers)

7) Commande publique et sécurisation contractuelle

Sur un projet public, l’AMO doit maîtriser de nombreuses choses :

  • les pièces d’un DCE : AE, CCAP, CCTP, CCAG, RC, et vérifier les pièces lors de la fourniture de l’offre… bref un MAXIMUM de connaissances juridiques si le marché rentre dans un formalisme imposé.
  • la rédaction juste des exigences = ni trop flou, ni verrouillant)
  • la définition des livrables 
  • les clauses de maintenance, SLA, RGPD, réversibilité
  • la méthode d’analyse et la traçabilité de la décision, faute de quoi vous risquez d’avoir des surprises avec les fournisseurs rejetés sans la bonne forme et le respect de son travail !

A ce stade j’en profite pour rappeler qu’un fournisseur qui candidate, réalise un très gros effort en temps et en énergie d’équipe pour répondre à votre cahier des charges. Alors, s’il n’est pas sélectionné, précisez-lui pourquoi, au delà de la « note  » obtenue. C’est le minimum !

Comment évaluer une AMO tourisme : 12 questions à poser

Pas à sa bonne gueule ou la couleur de son site internet, vous l’aurez compris. Demandez :

  1. Quelles références tourisme comparables (taille, SIT, contexte) ?Pouvez-vous montrer des exemples de livrables techniques ?
  2. Quelle méthode de recueil + priorisation des besoins utilisez-vous ?
  3. Comment garantissez-vous votre neutralité ? (partenariats, liens, transparence)
  4. Quelle est votre expérience APIDAE / Tourinsoft / Décibelles Data / LEI ou équivalent ?
  5. Comment traitez-vous la qualité de données (SIT) dans le cahier des charges ?
  6. Quels KPI proposez-vous (SEO, conversion, engagement, satisfaction) ?
  7. Comment encadrez-vous la réversibilité et la propriété des livrables ?
  8. Comment anticipez-vous les coûts ?
  9. Qui fait quoi : AMO, DMO, prestataire, SIT, hébergeur ?
  10. Comment organisez-vous la recette, tests, critères ?
  11. Quelle est l’étendue de vos connaissances dans le monde du tourisme ? Objectifs, stratégies, territoires… 

Sans quoi, vous en serez pour votre naïveté plus que pour votre argent.

Checklist minimale de ce que votre cahier des charges doit contenir

AMO site internet cahier des charges tourisme

Globalement si la procédure doit être formalisée our une question de seuil de marché, il vous faudra un DCE solide avec un AAPC (Avis d’Appel Public à la Candidature). Le DCE comprendra plusieurs pièces et vous demanderez de nombreuses aux candidats. Votre AMO doit vous aider à y voir clair. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet dans l’article, mais sachez que Logitourisme propose un modèle de cahier des charges complet et pédagogique intégrant toutes les obligations juridiques.

Pour un site de destination, un bon cahier des charges en format CCTP (Cahier des Clauses techniques Particulières) couvre au minimum :

  • Suivi de projet
  • Objectifs & cibles (parcours avant/pendant/après séjour)
  • Périmètre fonctionnel (site, mini-sites, langues, extranet, pro, etc.)
  • Contenus & contribution (rôles, workflow, gabarits, gouvernance)
  • UX/UI (arbo, navigation, recherche, carto, filtres)
  • SIT / datas (APIs, règles, qualité, mise à jour, multi-diffusion)
  • SEO (architecture, maillage, templates, données structurées)
  • Performance (Core Web Vitals, mobile, cache, sobriété et éco-conception)
  • Accessibilité (RGAA)
  • Sécurité & RGPD (tracking, consentement, sauvegardes, logs)
  • Maintenance (SLA, incidents, évolutions, sauvegardes)
  • Réversibilité (export, documentation, droits, code, accès)
  • Recette & mise en production (tests, VSR)
  • SAV et mise en oeuvre de tickets de suivi
  • Formations
  • Hébergement
  • Délais

Les adresses et coordonnées d’AMO pour un site internet tourisme

Voici quelques acteurs identifiés pour leurs interventions en AMO dans l’univers tourisme et que nous estimons être reconnus pour leur travail par nos propres clients. Certains d’entre eux sont également des confrères en matière de formation dans le numérique :

BDC – BDC est un cabinet de conseil en tourisme et marketing numérique, spécialisé dans les stratégies de destination : https://bdc-etourisme.com

Heyo Tourisme – Accompagnement aux stratégies digitales auprès d’offices de tourisme/destinations et professionnels du tourisme : https://www.heyo-tourisme.com

KiXiT Consulting – Conseil digital et missions d’AMO auprès d’offices de tourisme/destinations : https://www.kixit-consulting.com

Silaos – AMO web pour collectivités et destinations touristiques (cadrage, pilotage, analyse d’offres : https://www.silaos.fr

Les Conteurs – Agence travel marketing propose des missions d’AMO pour création et refonte de site de destinations et pour les professionnels du tourisme : https://www.les-conteurs.com/agence-conseil-communication/assistance-maitrise-ouvrage/

Point Comm – AMO internet / intranet / extranet, accompagnement de projet et consultation tourisme et collectivités: https://www.point-comm.fr/amo-extranet-amo-intranet-amo-site-internet-amo-site-web/

 

Comment faire soi-même pour son site internet ?

Vous souhaitez vous passer d’une AMO ? Commandez nos modèles de cahiers de charges intégrant votre SIT Apidae ou Tourinsoft

Obtenir un modèle de cahier des charges

Ne négligez pas le temps de travail à la rédaction, dans l’analyse des offres et dans la vérification des critères de sélection. Mais si l’envie vous prend, voici pour exemple un modèle de de cahier des charges avec son sommaire en PDF à télécharger pour un site internet tourisme réalisé avec les datas Apidae. Ce modèle est disponible pour d’autres SIT.

FAQ

Non, mais elle devient très utile dès qu’il y a : SIT, multi-acteurs, commande publique, enjeux SEO/conversion, ou refonte complexe.

Cela dépend du périmètre (audit, cahier des charges, consultation, analyse des offres, audition des candidats, pilotage et vérification du service fait). Le bon réflexe : raisonner en coût total du projet et en réduction de risques.

Et pour avoir un ordre d’idée, une bonne AMO c’est un budget de 3.000 à 10.000 euros. 

C’est possible, mais il faut une transparence totale et une séparation claire des rôles. Sinon, le risque de biais, même involontaire, augmente.

Références comparables, méthode, réalisations finales, compétence technique globale au vu du CV, capacité à objectiver les choix, et 
neutralité. Attention ! Un bon CV de développeur ou de gestionnaire de site internet dans le passé ne prouve absolument pas la qualité et la fraîcheur des connaissances numériques.

Conclusion

Bien choisir son AMO tourisme, c’est choisir une personne ou une équipe capable de traduire vos enjeux de destination en exigences web, data, UX, SEO et pilotage, avec une méthode et une neutralité irréprochables.
Le résultat : un cahier des charges plus clair, une consultation plus saine, et un site qui sert réellement vos visiteurs et votre stratégie.

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